Bande-annonce de Gunshot de Lulla West

Texte et mise en scène: Eugénie Beaudry

Théâtre Prospero, avril 2011

Avec Édith Arvisais, Robin-Joël Cool, Viviane Audet, Mathieu Lepage

Musique Olivier Picard-Borduas, scénographie et costumes Karine Galarneau, lumières Alexandre Pilon-Guay

Assistance à la mise en scène Martine Richard et Sonia Montagne

La pièce nous plonge dans l’univers de Jessy et Lulla White, frère et soeur qui transportent leur groupe de musique country dans tous les bars miteux de la côte est parce qu’ils ne savent rien faire d’autre. Ils ont peine à gagner de quoi remplir le “pick-up”. “Une autre salle vide, une autre sad ville”. Orphelins d’un père musicien superstar de la côte est, ils doivent maintenant rentrer au bercail avant le décès annoncé de leur mère, dans le coma depuis longtemps. Commence alors pour eux un “vacuum de bullshit” qui les obligera à affronter enfin ce qui les a amenés à ce déracinement forcé il y a 10 ans.

Gunshot de Lulla West est un voyage fantasmagorique dans la mémoire de quatre êtres désoeuvrés qui ont la capacité de tranformer la réalité afin de la rendre supportable. Dans un univers cinématographique qui rappelle les westerns spaghetti de Sergio Leone, Jessy, Lulla, David et Rouge-Gorges seront enfermés ensemble de force. Le vent deviendra “way out fucking fort“. Quatre poissons dans le même aquarium. Le plus gros fini toujours par manger les plus petits.

Robin-Joël Cool s’est mérité le prix d’interprétation au Gala des Cochons d’or pour son interprétation de Jessy, musicien médiocre et ivrogne irrécupérable.

Pas de doute, Gunshot de Lulla West (pars pas) est une proposition qui dérange. il y a une puissance dramatique qui fait mouche.” – Jean Siag, La Presse, 2011

L’univers d’Eugénie Beaudry, qui a signé le texte et la mise en scène, est singulier. il sent la crasse, le lendemain de veille, la bière éventée et la solitude, tout en faisant une place à l’humour noir et à la fantaisie. La mise en scène, en faisant se chevaucher les scènes, ajoute au sentiment de décalage et d’étrangeté ressenti par le spectateur.” – Aurélie Olivier, Voir, 2011

Il faut avouer que le jeu des acteurs était d’une précision époustouflante. (…) ils étaient tous à un moment ou à un autre de l’histoire vraiment sublimes à regarder. Le langage de la pièce est très cru, très limité, très anglicisé, mais ô combien percutant.” – Éric Dumais, Bang Bang blog, 2011