Texte et mise en scène: Eugénie Beaudry

Théâtre Prospero, avril 2014

Avec Édith Arvisais, Yannick Chapdelaine, Isabelle Guérard, Joseph Bellerose et Mariane Lamarre

Musique Benoit Finley, scénographie et costumes Karine Galarneau, lumières Anne-Marie Rodrigue Lecours

Assistance à la mise en scène Sonia Montagne

L’action de la pièce se déroule de nos jours dans un lointain petit village. C’est l’histoire de Sara-Lee, une mésadaptée sociale enfermée dans son sous-sol depuis 15 ans, et de son combat pour sauver ce qui reste de sa ville après la fermeture de l’usine locale.

Le trou, c’est celui que laisse dans le coeur la perte d’une être cher.

Le trou, c’est celui que crée la fin soudaine d’une amitié qu’on croyait éternelle et qui s’éteind, sans qu’on comprenne pourquoi.

Le trou, c’est celui que creuse Sara-Lee dans son sous-sol depuis 15 ans pour trouver des reliques du passé et s’empêcher d’oublier. Aussi pour trouver quelque chose de cher. Idéalement qui la rendrait millionnaire. Et aussi pour se donner une raison de vivre.

Le trou, c’est celui que provoque dans sa patience son père paralysé chaque fois qu’il lui demande de l’emmener pisser.

Le trou, c’est celui qui s’agrandit chaque jour au coeur de sa ville.

C’est le trou que laissera l’usine dans son village une fois que la compagnie aura effacé toute trace de son existence.

Tout le monde est parti, anyway. Tout le monde s’en fout. Ça fait un temps aux nouvelles, puis on oublie.

Pas Sara-Lee.

« Tu t’en fous de démolir la place où t’as grandi comme, effacer toute pis repartir de rien, quand le monde va te demander d’où tu viens, à tévé, tu vas être fière de leur dire « de nulle part ? » « D’un terrain vague? » Hein? Me semble ça se dit pas, ça, à tévé me semble! … »

Sara-Lee